Immersion à la BPDJ Bordeaux-Mérignac et à la Section de recherches de Bouliac de la Gendarmerie nationale

J’ai été accueilli par le Général MICHEL et le Général adjoint BOURGES ce vendredi 6 avril à la caserne Battesti de Mérignac pour réaliser un stage en immersion en deux temps : d’abord à la Brigade de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ) à la caserne Battesti où nous avons été reçus par Eléonore MICHEL, Adjointe au Commandant et formatrice régionale anti drogues, et Anna CALMELS, référente violences intra-familiales.

En 2017, la BPDJ est intervenue sur l’ensemble du territoire girondin dans 250 structures (écoles, instituts médico-éducatifs, centres éducatifs fermés…), auprès de 15 000 jeunes ayant 8 ans et plus pour leur parler de discrimination, des dangers d’Internet et de ses dérives, des conduites addictives et des séquelles liées à la consommation de drogues, du harcèlement… et rappeler aux lycéens leur responsabilité pénale face à la loi. La brigade est aussi à l’origine d’événements conviviaux comme les « murder parties », genre de Cluedo grandeur nature, qui donnent l’occasion de sensibiliser les jeunes à la violence, l’homophobie ou d’autres thèmes les concernant directement.

L’an dernier, en parallèle de ces activités, la BPDJ a également auditionné près de 250 mineurs victimes de maltraitances et d’agressions sexuelles. Des locaux, dont une salle dite « Mélanie », ont été aménagés (petits meubles, jouets et peluches) pour que les enfants s’y sentent bien. Le personnel de la BPDJ est formé à des techniques spécifiques de recueil de la parole des enfants et peut s’appuyer sur de nombreux partenaires pour mener son action, notamment le Ministère de la Justice, l’Education nationale, le Conseil Départemental, la Préfecture… et des associations girondines en lien avec la protection des mineurs en danger et la prévention.

Le Groupe Cybercriminalité de la Section de Recherches de Bordeaux quant à lui compte plusieurs experts rompus à la traque des profils pédophiles et des personnes suspectées d’activités terroristes sur le net. Les enquêteurs disposent d’un arsenal de technologies de pointe et assurent une veille permanente sur les réseaux. Leur difficulté actuellement : la multiplication des applications proposées aux jeunes, enfants et adolescents, sur leurs téléphones portables et autres terminaux numériques, ce qui élargit d’autant plus le champ de leurs investigations.

Je remercie le Général MICHEL, le Général adjoint BOURGES ainsi que l’ensemble des militaires pour leur accueil et la qualité de leurs exposés à l’occasion de ce stage.